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Que faire en cas de doute sur l’état de pollution d’un sol ?

Que faire en cas de doute sur l’état de pollution d’un sol ?

Général

Si une installation industrielle se trouvait sur un site et a cessé son activité, il est avant tout recommandé de vérifier si des mesures de mise en sécurité ont été prises au moment de son arrêt (exemple : vidange, inertage, dégazage des cuves d’hydrocarbures, et éventuelle surveillance de l’environnement (dont l’état des sols au droit des cuves)). Si l'activité relevait de la réglementation des ICPE (Installation classées pour la protection de l'environnement), cette disposition est obligatoire et une déclaration de cessation d’activité a dû parvenir à l’administration (En région : DREAL (Direction Régionale de l'Environnement et de l'Accès au Logement), pour l’Île-de-France DRIEAT (Direction Régionale et Interdépartementale de l’Environnement, de l’Aménagement et des Transports), pour les territoires ultra-marins DEAL (Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement). Ces éléments sont utiles pour la bonne gestion du site et les démarches à venir.

En cas de doutes sur l'état des sols, ou pour proposer des actions de gestion sur un site que l’on soupçonne d'avoir été l'objet d'activités polluantes, il est possible de réaliser de façon progressive plusieurs prestations permettant de mieux connaître l’état du sol :

  • Levée de doute permettant de déterminer si le site relève ou non de la méthodologie nationale de gestions des sites et sols (potentiellement) pollués ;
  • Evaluation environnementale des sols et des eaux souterraines ;
  • Investigations, surveillances ;
  • Interprétation de l’Etat des Milieux / Plan de gestion.

Il s’agit d’opérations à réaliser en concertation avec le propriétaire, l’éventuel promoteur et les autres acteurs concernés (ex : DREAL, vendeur si la cession est en cours, etc…). Il est recommandé de faire appel à un prestataire spécialiste du domaine des sites et sols pollués qui saura vous conseiller et vous orienter dans vos choix.

En dehors de la présence évidente d’une pollution, et pour un particulier malgré tout inquiet pour la qualité chimique de son terrain et les usages qu’il peut en faire (récréatif, jardinage, utilisation de l’eau d’un puits ou d’un forage), quelques actions simples et peu couteuses peuvent être envisagées :  

  • limiter la consommation des légumes/fruits du potager tout en prenant soin d’éplucher et de laver précautionneusement ceux poussant en contact direct avec la terre (une part importante de l’exposition aux polluants provient des particules de sol associées aux fruits et légumes et non uniquement des substances accumulées dans leurs tissus) ;
  • se tourner vers des pratiques de cultures hors sol (par exemple en bacs isolés du sol et remplis de terre saine) ou opter pour un apport couvrant d’au moins 30 à 50 cm de terres saines sur toute la zone potagère ;
  • recouvrir une éventuelle cour en terre battue avec un revêtement, ou du moins de ne pas laisser les enfants y jouer (particulièrement pour les jeux soulevant de la poussière), surtout les enfants susceptibles de s'adonner au porter main-bouche ;
  • après les activités dans la cour ou le jardin, un lavage précautionneux des mains s’impose (y compris pour le jardinier) ;
  • ne pas pratiquer des travaux susceptibles de provoquer des envols de poussières et leur inhalation, du moins sans précaution.

Faire réaliser des analyses de sol, d’eau, ou de végétaux est une possibilité qui nécessite quelques compétences et peut être onéreuse. Des laboratoires peuvent être indiqués par une jardinerie ou une association de jardiniers. Toutefois certains d’entre eux ne prennent en charge que les analyses agronomiques classiques et ne sont pas à même de réaliser certaines analyses de polluants dans les sols.

La liste des laboratoires agréés pour les analyses d’eau est disponible ici :
https://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/article/laboratoires-agrees-pour-le-controle-sanitaire-des-eaux

Toutefois, le prélèvement des échantillons doit être réalisé dans les règles de l’art pour assurer au mieux la représentativité du résultat de l’analyse. Il est donc recommandé de faire appel à un spécialiste du domaine des sites et sols pollués qui saura cibler au mieux les milieux analysés, les substances recherchées et faire l’interprétation des résultats. En l’absence d’information sur les substances susceptibles d’être présentes on pourra envisager l’analyse d’un spectre de substances tels que les principaux métaux, métalloïdes, les hydrocarbures totaux et les HAP, les PCB indicateurs. Il conviendra de prendre aussi en compte :

  • la qualité du terrain : acidité, texture, amendements éventuels… car ces paramètres peuvent modifier le comportement des substances présentes et des plantes.
  • les habitudes des personnes vivant sur les lieux (facteurs d’exposition) et notamment l’importance de l’autoproduction dans la consommation de fruits et légumes.
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